Chapitre zéro – Allons à l’élastique

Erratum

Décuplés et symétriques,/ Embarqués sur un rafiot,/ Leurs ravioles en réserve,/ Le recteur tente/ De rectifier le tir,/ Pour soulager/ La rébellion des/ Doux rêveurs radioguidés.

Pomette

Décuplées, symétriques et similaires,/ Elles ne sont,/ Ni de toi, ni de moi,/ Égales en tout point,/ Elles ont tout de nous/ Mais ne les contrôlons pas…

Mouché au garrot,/ Il a perdu !/ A travers les perles scintillantes de ses yeux/ Il le regarde s’enfuir,/ Accaparé par un double,/ son trésor lui échappe.

Epoumonage microbiens/ Sautant d’avions en avions,/ Les p’tits gars parcourent le monde,/ Anyway,/ L’épilogue sera la colonisation.

Autel ankylosé d’un bulbe colérique, la colonne sourde exalte la tristesse. Dans une fureur colorimétrique, elle projette des nuances contrastées et kaléidoscope les visions fantasques d’un monde incurvé.

Dans le creux de l’image, la beauté vacille et laisse place aux ombres lucides. Alors, la foule se décortique et l’assemblage gonfle comme de jeunes tentacules difformes.

Légumes stéroïdés, / Détendus à la vapeur,/ Ces stars ondulantes auditionnent leur arythmie, / Respirent le spectre de l’audiencier./

Sans demi/ L’écart se creuse/ Le blanc se balance/ S’exhibe/ Autour des amandiers,/ Les yaourts s’exaltent de lamentations picriques,/ Perchés sur leur pilastre de pyrex,/ Se cachant dans l’équilibre pictographique.

Les aventures de Camel et Telecom (intro)

Démêler la vie de Tetris sans dérailler toutes les deux minutes ! /

L’exquis oiseau d’azote, / Soleil toxique alcootesté. / Propose aux radars / Sous de fines rayures / Un corps clair nu… / Nucléaire / Elle est accompagnée / D’un cleptomane gamomaniaque / Genre superflic colorisé / En cuir souple réactif / Et fourrure rouge carmin…. /

Serial Erreur

Il était fier et fermé, / Sur son trône en papier / Il dirigeait du plat du ventre / Ses congénères entassés. / L’automate a le bras enlevé / Et d’un geste assoupli / Chiffonne la discipline / Elle se cabre, gondole, s’arque ! / L’incliné se redresse / La courbe se relâche / La droiture se déploie / Mais l’ex dominateur commun / Du mouvement et de la masse / A le front rogné et tordu. / Du roi ? / On fait des rabats ! /

Arsenal

/ Armement souple et diagonal / Ordonnance de pieuvres lucides / Étiolé tu penches bicéphale / Entraîné par des nuées de libres lunes / Horizonnant les buts en parachute / Mercenaire, Tu slalomes ! / Traces anthracite tatouées à deux têtes / Tu perds ta proie, sors tes griffes / Mais l’humeur se console / Et tu te délestes de l’appendice /

Knock-out

/ Collage de coqs, clivage de côtelettes / Calant clients et crapauds clapoteux / Qu’il cliquette ou cligne des paupiettes / Le catalogue coloré se décalque à l’alcool / La coloquinte locale calcule la clandestine / L’okapi n’a pas d’acabit mais le cri d’acajou… / L’acteur tactile s’articule, acrobate / Dans la quête suspecte de l’article total, / Un arc camouflé dans un caban kaki… / Calembour calfeutré ou raclure d’abricot, / Que coule la colère cannellonienne / Et l’éclat bancal devient culbuto… /

Apologie du prisme placide

Au départ, le trouvère tomba sur le parterre de gallinacé avec ses fournitures, tel un gisement cool et abracadabrant de foutaises. Fiel ! Mon ski ! Devant la garderie, une barrière érotomane et frivole sort avec un hurluberlu en bermuda couleur livarot…tranquille ! Plus vil qu’un mélanome, le caméléon sort son arquebuse et dispatche au gyrophare un chameau. Clause à l’achat de la bicoque : l’ostréiculture en batterie est interdite sous l’orme, tout comme les babioles proches de la magnificence des berlificotes

Carmeline

/ Le carillon moléculaire rouille / Il cueille la mélancolie oculaire / Le corail encalminé claironne / Accro aux Luminaires créoles / L’anomalie catalogue les écailles / Calfeutrée dans une muraille de laine / Lance la calomnie cornélienne / Améliore l’enluminure crânienne / Tandis que le neurone culmine à l’oral / Voila l’attaque des renoncules nucléaires / Miracle bancal dans un moulin de cannelle /

Alvéole

/ Une cannelure fac-similée me hante / Tes moufles sanglantes m’étranglent / Les saillies se collent et se ressoudent / Minorent les discours vertueux / Et disloquent les crispations cocasses / La moiteur maroufle de minerve molle / Enquête sur les marsouins flexibles / Le patriarche canalise le limier / Partisan encenseur des rancunes / L’habile cristallise la pyrolyse / Schéma dithyrambique fallacieux / Créant l’aqueduc adéquate / Pour guider le collagène /

Lindor

Les rêves pillent les yeux des funambules / Les mains libres alimentent les délires, / Carnaval de clowns cloués aux rideaux / La pistache se shoote et plie la tête ! / Elle découvre le profil lacrymal / Observe le déluge de filaments / Quand la poussière parie sur l’artère / Elle remporte le pactole / Et l’arène se réveille, place aux gladiateurs / Politesse des lardons qui passent à la poêle /

Musique de chanvre

/ Silhouette mémoire / Le roc désolidaire / Passe l’arme à droite / Perce la pensée / Traverse la tamise / Entre dans la pièce / S’enfuit malhonnête / Dans une ruelle convexe / La marelle est meurtrie / Mais la surface est claire / Tu es vivante, marquise /

Mais qui boulotte la belette ?

/ Par temps de pluie, elle gélule, / Comptant les gouttes aux doigts et à l’œil, / Bardée de heurts, elle déboule / Telle une marmelade de ballerines… / Autant de torrents et de tempêtes / Dans un désert de larmes tokyoïte, / Le corps criblé de globules / Elle s’abrite sous un arbre, sous la lune, / Elle s’endort blafarde… / La babiole à bulles collée aux babines /

Faut changer les piles

Z est ventriloque / X est marionnette / Z chuchote / X s’escarbille / Z a un œil vitreux / X à un œil de colt / Z s’enveloppe / X a une trachée autoroutière / Z gît rouette / X creuse, infatigable /

Manges tes morilles !

Embryons les rides / Ils ricochent systématiquement / En brassant les barbituriques / Je dégomme d’une pichenette / Les versatiles divagations du temps / Il disparaît, éliminant sa crête / L’éminence sacrée devient secrète / Ne trimbalant plus de parures tribales / Le petit ramoneur à la cheminée grise / Dégringole au fond de sa chemise / Conclusion pyrotechnique avec tambours / Sur les planches d’un théâtre en flamme /

Confort marrant

/ Quand les divans mondains dévorent la crise ergonomique / La machine à coudre divinatoire tiraille les molécules et casse les croûtes / Camouflons les chats, les vénérables / Une telle attaque ! / « Une pléthore de missiles sur des draisiennes économiques ! » /

Comment les engloutir

/ Alerte ! / Quand les écluses parlent aux myrtilles, / Les géants et leurs marmites / Trépignent et s’impatientent / Tenant en main la chevrotine / S’envolent au plus pressé / A l’autre extrémité / Marqués par les murènes / Au sable dans le dos / Ils dégringolent… / …les pauvres /

Ouffe

/ Le regard zèbre / Des flèches de tous côtés / Miroitons ! L’albumine / Et que d’or et d’argent / Le velours se démêle / Sans que l’hirondelle tremble ! /

Mirador

/ Le petit rabougri s’endort goulûment / Tapis en bouteille, un naufragé / Sa pensée, au pélicandrome, patauge sans tarder / Dévorant savants et nénuphars / Le berger se morfond au coin du vide / Morphine maligne agrafée au visage / Il arrache les ardus et les hardis / Pleurant sur son étoile, mirador de l’ennui /

Textes de Pactole

L'Université Libre de Monsieur Encouragement